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Scrutin public n° 7373 · Assemblée nationale · 17e législature · 11/06/2026L'amendement n° 4 de M. Jean-Philippe Tanguy après l'article 2 de la proposition de loi visant à la nationalisation…
Libellé officiel, publié tel quel par la source : « l'amendement n° 4 de M. Jean-Philippe Tanguy après l'article 2 de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (deuxième lecture). » Le titre ci-dessus est obtenu par deux opérations mécaniques et réversibles : couper avant la liste des signataires, et mettre la première lettre en capitale. Aucun mot n'y a été ajouté, aucun n'a été remplacé.
Les couleurs de la barre sont celles des positions, pas du résultat. Le vert compte les votes pour, le rouge les votes contre, l'ocre les abstentions ; la barre montre comment les voix se sont réparties. Le résultat, « rejeté », reste en noir : un texte adopté n'est pas « vert » ni un texte rejeté « rouge », et le colorer reviendrait à dire qu'adopter est bien et rejeter est mal.
faits-politiques.fr — Scrutin public n° 7373, Assemblée nationale, 17e législature, 11/06/2026, identifiant VTANR5L17V7373. Source : Assemblée nationale, open data, consultée le 12/09/2026, empreinte SHA-256 3c8937f1b70ac6c6….
Le texte soumis au vote
Dossier législatif : Nationalisation d'ArcelorMittal France
À l'initiative de : Aurélie Trouvé
Dossier officiel : Assemblée nationale · Sénat — texte intégral, exposé des motifs, rapports et comptes rendus
| Nature | Intitulé | Déposé le | Origine |
|---|---|---|---|
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | 14/10/2025 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | 19/11/2025 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | 28/11/2025 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | 18/02/2026 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | 26/02/2026 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | 03/06/2026 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | 11/06/2026 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | — | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | — | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | — | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | — | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France | — | voir l'initiative du dossier |
L'exposé des motifs
Ce que l'auteur du texte a écrit pour le défendre — cité verbatim, jamais résumé par ce site.
Mesdames, Messieurs, L’industrie sidérurgique française connaît une nouvelle crise historique. Le groupe ArcelorMittal, premier producteur d’acier mondial, acteur clé de la sidérurgie française, emploie aujourd’hui environ 15 400 salarié.es en France, sur une quarantaine de sites dont les hauts‑fourneaux stratégiques de Dunkerque et Fos‑sur‑Mer. Depuis plusieurs années, ArcelorMittal s’est placé dans une logique de désengagement progressif du territoire français, marquée par: – la fermeture de plusieurs sites (Reims, Denain), la mise à l’arrêt durable d’un des deux hauts fourneaux à Fos‑sur‑Mer, – la suppression d’un millier d’emplois sur un an, dont de nombreux emplois dans la maintenance, […]
Lire l'exposé des motifs en entier (6 680 caractères)
Mesdames, Messieurs, L’industrie sidérurgique française connaît une nouvelle crise historique. Le groupe ArcelorMittal, premier producteur d’acier mondial, acteur clé de la sidérurgie française, emploie aujourd’hui environ 15 400 salarié.es en France, sur une quarantaine de sites dont les hauts‑fourneaux stratégiques de Dunkerque et Fos‑sur‑Mer. Depuis plusieurs années, ArcelorMittal s’est placé dans une logique de désengagement progressif du territoire français, marquée par: – la fermeture de plusieurs sites (Reims, Denain), la mise à l’arrêt durable d’un des deux hauts fourneaux à Fos‑sur‑Mer, – la suppression d’un millier d’emplois sur un an, dont de nombreux emplois dans la maintenance, – la délocalisation des fonctions support vers l’Inde ou la Pologne, – le gel des investissements industriels en France malgré des aides publiques massives (notamment un contrat proposé d’un montant de 850 millions d’euros dédié à la décarbonation de Dunkerque, la direction d’ArcelorMittal reconnaissant elle‑même que l’avenir de sa production en France est compromis sans décarbonation), – et une stratégie d’optimisation fiscale agressive, qui lui permet d’éviter de payer l’impôt sur les sociétés en France ces dernières années. Cette situation met en péril plus de 15 000 emplois directs, mais également des dizaines de milliers d’autres de façon indirecte. Au‑delà des chiffres, ce sont autant de personnes et de familles menacées de plonger dans la pauvreté, et de bassins de vies, souvent déjà en grande difficulté, qui sont menacés d’être sinistrés. Elle met également en péril la souveraineté industrielle de la France. Les sites français d’ArcelorMittal sont aujourd’hui stratégiques pour de nombreux secteurs industriels clés: – l’automobile (notamment via les aciers galvanisés produits à Dunkerque), – la construction navale et nucléaire (grâce aux aciers spéciaux du Creusot et de la Loire), – la fabrication de pipelines, de transformateurs et de structures métalliques lourdes, – l’industrie défensive, aérospatiale et ferroviaire, – ainsi que les infrastructures de transport et énergétiques (via les produits plats et laminés à chaud de Fos‑sur‑Mer). Sans cette production d’acier en France, de nombreuses filières stratégiques seraient contraintes de se tourner vers des fournisseurs à l’étranger, au risque de ruptures d’approvisionnement, d’explosion des coûts, de dépendance accrue et de la perte irréversible de compétences industrielles indispensables à la bifurcation écologique dans laquelle nous devons engager notre pays de toute urgence. Il n’y a pas de planification écologique possible sans production d’acier en France et sans l’outil industriel et les salarié.es d’ArcelorMittal. En outre, les organisations représentatives du personnel ont établi que le groupe a délibérément laissé se dégrader ses outils de production en France, avec des incidents de sécurité et des répercussions sanitaires majeures sur plusieurs sites, mettant en danger la vie des salarié.es et des riverains. Pourtant le groupe ArcelorMittal se porte bien: sur les trois derniers exercices, il a reversé à ses actionnaires plus de 10 milliards d’euros en dividendes et rachats d’action. En parallèle, ArcelorMittal poursuit ses investissements massifs au Brésil, en Inde et aux États‑Unis, et prépare la délocalisation de sa production moins carbonée (fours à arc électriques, par exemple) hors d’Europe. Enfin, les aides publiques versées ces dernières années (financement de l’activité partielle de longue durée, crédit impôt recherche, exonérations de cotisations patronales et sociales, aides à l’apprentissage, à la décarbonation…) sont estimées à 298 millions d’euros rien que sur l’année 2023, sans contrepartie sociale ou industrielle. L’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières le 1er janvier 2026 et la fin progressive des quotas gratuits programmée jusqu’en 2034 vont enchérir les coûts de production des aciéristes européens qui n’auront pas décarboné leurs usines, menaçant la viabilité de la production à horizon 2030. Il apparaît que, hors de la nationalisation, aucune autre voie légale ou politique ne permet aujourd’hui de garantir la préservation de l’emploi, la continuité de la production, la sécurité des installations, le maintien de compétences stratégiques sur le territoire et la mise en œuvre de la planification écologique. Les gouvernements kazakh et britannique ont opéré ces dernières années un tel processus, soit de nationalisation de leur industrie sidérurgique, soit de mise sous tutelle. Une nationalisation en France ne serait pas nouvelle puisqu’elle a eu lieu de 1982 à 1995 (nationalisation des entreprises Usinor et Sacilor, avant la privatisation de 1995 qui a finalement donné naissance à Arcelor en 2001, rachetée par Mittal en 2006). Les instruments de régulation classiques (aides à l’investissement, encadrement des licenciements) se sont révélés inopérants. La volonté de protéger l’acier français de la concurrence déloyale des équivalents produits à moindre coût n’est pas suffisamment forte pour déboucher sur des résultats rapides. En outre l’entreprise a d’ores et déjà engagé le mouvement de fermeture d’installations dédiées à la recherche et le développement (R&D) et aux fonctions support. Elle organise dès maintenant l’importation de son propre acier produit dans des pays tiers. La nationalisation est donc une mesure nécessaire, proportionnée et conforme au droit, au regard de l’intérêt général impératif lié à la souveraineté industrielle du pays. La nationalisation temporaire d’ArcelorMittal France apparaît comme la seule voie raisonnable pour: – garantir l’avenir de la filière sidérurgique française, – préserver des dizaines de milliers d’emplois, – assurer la transition écologique des hauts‑fourneaux (notamment via la technologie DRI – Direct reduced iron ou fer de réduction directe, une forme de fer réduit produit sans passer par le processus traditionnel de fusion du minerai de fer dans un haut‑fourneau), – empêcher une fuite des compétences et des savoir‑faire, – restaurer une gouvernance transparente, sociale et industrielle de l’entreprise, – éviter que les subventions publiques soient dévoyées au profit des actionnaires. Des investissements importants dans la production seront certes nécessaires, mais les bénéfices actuels du groupe en France (1,2 milliard d’euros sur les trois dernières années sans pour autant verser d’impôt sur les sociétés à la France) conduisent à penser que la majeure partie de ceux‑ci pourront être autofinancés, d’autant plus en cessant l’évacuation des bénéfices au Luxembourg et pour les actionnaires actuels d’Arcelor Mittal. L’
Source : Assemblée nationale, textes déposés.
Ce que ce bloc n'est pas
Ce n'est pas un résumé du texte. L'open data de l'Assemblée publie les intitulés, les auteurs, les dates et les étapes. Il publie aussi, pour les textes déposés depuis le début de la législature en cours, l'exposé des motifs : c'est lui qui est cité ci-dessus, verbatim — l'auteur y défend son texte, ce n'est pas une description neutre. Ce qui est affiché ici est donc ce qui a été déposé, par qui, et — quand la source le publie — pourquoi son auteur dit l'avoir déposé ; jamais un résumé neutre rédigé par ce site. Aucun résumé neutre n'existe en open data : ni l'Assemblée ni le « Panorama des lois » de vie-publique.fr n'en publient. D'où le lien vers le dossier officiel, qui porte aussi les rapports. Un résumé rédigé ici demanderait une écriture humaine relue de façon contradictoire : ce site prévoit de le faire, mais aucun résumé n'a encore été écrit.
La colonne « origine » répond à qui a proposé, question distincte de qui a voté pour. Un texte peut être adopté par des groupes qui ne l'ont pas déposé, et rejeté par certains de ses cosignataires.
Positions par groupe
| Groupe | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Effectif recensé sur ce scrutin |
|---|---|---|---|---|---|
| RN | 42 | 0 | 0 | 0 | |
| LFI-NFP | 0 | 40 | 0 | 0 | |
| EPR | 0 | 27 | 0 | 1 | |
| SOC | 0 | 20 | 0 | 0 | |
| EcoS | 0 | 16 | 0 | 0 | |
| GDR | 0 | 14 | 0 | 0 | |
| HOR | 0 | 4 | 3 | 0 | |
| UDR | 4 | 0 | 0 | 0 | |
| Dem | 0 | 3 | 0 | 0 | |
| LIOT | 0 | 0 | 1 | 0 |
Les barres sont à l'échelle. Leur largeur est proportionnelle à l'effectif recensé, ramené au groupe le plus nombreux sur ce scrutin ; leur remplissage dit la répartition. Une barre en pourcentage des exprimés occuperait toute la largeur pour tous les groupes, et ferait lire 4 voix comme 72.
Le groupe de chaque votant est celui que la source a publié avec ce scrutin, à cette date. Les totaux sont la somme des votes individuels, jamais une consigne de groupe.
Qui figure au relevé
Un carré par siège. L'ordre à l'intérieur d'un groupe est celui du relevé et n'a aucune signification ; il n'y a pas d'hémicycle, dont la forme suggérerait un axe gauche-droite que ce site ne produit pas.
Votes nominatifs
175 lignes affichées sur 175 positions enregistrées.
Ce que cette fiche ne dit pas
Elle rapporte un vote, pas une opinion. Voter contre un texte peut viser son véhicule législatif, son calendrier, ou un texte concurrent préféré : ce n'est pas nécessairement un désaccord sur son objet.
Les mises au point sont des corrections déposées après le scrutin. Elles modifient le relevé nominatif sans modifier le résultat officiel, et les deux sont affichés séparément.
Ce scrutin est public. La plupart des votes sur le même texte ont pu avoir lieu à main levée, sans aucune trace nominative.