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L'immigration en France : ce que les données permettent de dire
Quels chiffres existent sur l'immigration en France, avec quelle précision, et où s'arrêtent les données ouvertes pour laisser place à des rapports de recherche ou à des absences documentées ? Le dossier établit ce qui est mesuré, par qui, et ce qui ne l'est pas.
1 texte de cadre · 1 constat d'institutions de contrôle, chacun relu dans sa source.
Contexte
Dans les comptes rendus de séance de l'Assemblée nationale chargés (du 18 juillet 2024 au 21 juillet 2026), les interventions qui emploient les mots du dossier :
Interventions en séance publique de l'Assemblée nationale qui emploient ces mots. Une mention ne dit pas la position de l'orateur.
Enjeux
- 2025
La hausse des crédits 2026 destinée surtout à la lutte contre l'immigration irrégulière
Le programme « Immigration et asile » capte toute l'augmentation des crédits de la mission pour 2026, largement destinée à la lutte contre l'immigration irrégulière (crédits demandés).
officiel Sénat, commission des finances (rapport spécial sur la mission « Immigration, asile et intégration », PLF 2026) · source
Cadre
- 2024
La loi pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration
Dernière loi d'ensemble sur l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers chargée dans le corpus.
officiel Parlement (loi n° 2024-42) · source
1. Immigré, étranger : les définitions
Deux mots, deux populations qui se recoupent partiellement :
- Immigré : une personne née étrangère à l'étranger, résidant en France — qu'elle ait ou non acquis la nationalité française depuis son arrivée. Le statut d'immigré est définitif : on ne cesse jamais d'être immigré, même naturalisé.
- Étranger : une personne de nationalité étrangère actuelle, quel que soit son lieu de naissance. Un enfant né en France de parents étrangers est étranger, pas immigré, tant qu'il n'a pas acquis la nationalité française.
Ce que la base mesure, France entière, 15 ans ou plus, 2023 (Insee, recensement de la population) :
| effectif | |
|---|---|
| Immigrés | 6 742 713 |
| Étrangers | 4 428 447 |
| Population totale (15 ans ou plus) | 54 960 108 |
L'écart entre les deux nombres — environ 2,3 millions de personnes — est très exactement la population des immigrés ayant acquis la nationalité française. C'est le fait à retenir avant tout autre chiffre sur le sujet : compter « les étrangers » et compter « les immigrés » ne répond pas à la même question, et les deux nombres ne sont substituables dans aucune phrase.
France entière, tous âges, 2023 (le champ le plus large chargé) : 7 109 318 immigrés sur 66 165 815 résidents, soit 10,7 % de la population — cohérent avec le chiffre publié par l'Insee (7,2 millions hors Mayotte, 10,6 %).
Contrôles et évaluations
- 2025
7,82 Md€ : le coût estimé de la politique de l'immigration et de l'intégration en 2026
Le coût estimé de la politique française de l'immigration et de l'intégration, toutes missions confondues, est de 7,82 Md€ en 2026, contre 7,74 Md€ en 2025 (document de politique transversale, cité par le rapport).
officiel Sénat, commission des finances (rapport spécial sur la mission « Immigration, asile et intégration », PLF 2026) · source
Situation chiffrée
2. Origines géographiques
Population immigrée par pays ou zone de naissance, France entière, 2023 (regroupement Insee — pas la liste complète des pays du monde, celle que l'Insee choisit de publier à ce niveau de détail) :
| origine | effectif | part des immigrés |
|---|---|---|
| Autres pays d'Afrique | 1 270 704 | 17,9 % |
| Reste du monde | 1 163 271 | 16,4 % |
| Algérie | 919 578 | 12,9 % |
| Maroc | 867 096 | 12,2 % |
| Autres pays de l'Union européenne | 635 903 | 8,9 % |
| Portugal | 585 169 | 8,2 % |
| Autres pays d'Europe | 544 646 | 7,7 % |
| Tunisie | 347 890 | 4,9 % |
| Italie | 280 808 | 3,9 % |
| Turquie | 254 012 | 3,6 % |
| Espagne | 240 241 | 3,4 % |
Les trois pays du Maghreb réunis (Algérie, Maroc, Tunisie) représentent 30,0 % des immigrés — la plus grosse part identifiable individuellement, mais pas une majorité : « le reste du monde » et « autres pays d'Afrique », deux catégories fourre-tout, pèsent ensemble davantage (34,3 %).
3. Emploi et catégorie socioprofessionnelle
Statut d'emploi des immigrés de 15 ans ou plus, France entière, 2023 :
| statut | effectif |
|---|---|
| Actif occupé | 3 363 636 |
| Retraité | 1 336 166 |
| Chômeur | 736 118 |
| Autre inactif | 512 412 |
| Au foyer | 466 565 |
| Étudiant | 327 815 |
Catégorie socioprofessionnelle, immigrés contre non-immigrés (15 ans ou plus, 2023) :
| CSP | immigrés | non-immigrés | part des immigrés dans la CSP |
|---|---|---|---|
| Ouvriers | 1 120 507 | 5 150 514 | 17,9 % |
| Retraités | 1 354 389 | 14 096 960 | 8,8 % |
| Autres inactifs | 1 484 035 | 6 986 050 | 17,5 % |
| Employés | 1 166 135 | 7 133 375 | 14,1 % |
| Professions intermédiaires | 692 976 | 7 164 262 | 8,8 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 747 645 | 5 454 226 | 12,1 % |
| Artisans, commerçants et chefs d'entreprise | 313 969 | 1 761 970 | 15,1 % |
| Agriculteurs | 10 998 | 361 989 | 2,9 % |
Les immigrés sont sous-représentés chez les agriculteurs et les professions intermédiaires, sur-représentés chez les ouvriers — une structure par CSP nettement différente de celle des non-immigrés, dans les deux sens. Aucune lecture unique (« les immigrés font les métiers que personne ne veut faire », « les immigrés sont cadres comme les autres ») ne couvre ce tableau en entier.
5. Comparaison européenne (Eurostat)
Eurostat publie la même distinction sous un autre nom — citoyenneté (l'équivalent européen d'« étranger ») et pays de naissance (l'équivalent européen d'« immigré ») — ce qui permet de vérifier que la distinction n'est pas une particularité française. Chargé dans cette série, France, 2023 :
| citoyenneté | pays de naissance | |
|---|---|---|
| Nationaux / natifs | 62 648 487 | 59 313 899 |
| Union européenne (hors France) | 1 541 776 | 1 990 953 |
| Hors Union européenne | 4 086 947 | 6 972 358 |
| Total | 68 277 210 | 68 277 210 |
8,96 millions de personnes nées à l'étranger selon Eurostat (pays de naissance), contre 7,11 millions d'immigrés selon l'Insee la même année. L'écart (environ 1,85 million) n'est pas une erreur : les deux instituts ne mesurent pas exactement le même champ (l'Insee exclut par exemple les personnes nées françaises à l'étranger de la catégorie « immigré », qu'Eurostat peut classer différemment selon la source nationale transmise). Deux sources sérieuses sur le même sujet, la même année, le même pays, et deux nombres qui ne coïncident pas d'1,85 million : un rappel utile avant de citer un seul chiffre comme s'il allait de soi.
Réserve technique : la décomposition national/UE27/hors UE27 n'est complète pour la France, dans la source Eurostat, qu'à partir de 2015 — avant, seul le total est fiable.
6. Ce que dit la recherche sur la contribution nette aux finances publiques
Trois méthodes coexistent dans la littérature économique (résumées par le CAE, voir ci-dessous) : l'hypothèse de l'« aimant social » (test d'une dépendance différentielle aux prestations), l'« approche comptable » (imputation de profils moyens de taxes et transferts par âge et qualification, immigrés contre natifs, une année donnée) et l'« approche dynamique » (valeur actuelle nette sur le cycle de vie).
Sources, par ordre de solidité méthodologique :
- Conseil d'analyse économique, Focus n° 072-2021, « Immigration et finances publiques » (Lionel Ragot, novembre 2021). La synthèse la plus citable : la contribution nette de la population immigrée aux finances publiques des pays développés est généralement comprise entre ± 0,5 % du PIB, portée pour l'essentiel par une structure par âge favorable (les immigrés sont, en moyenne, plus jeunes) qui compense une contribution individuelle nette plus faible aux âges actifs. L'effet est très sensible à la structure par qualification — d'où la recommandation, récurrente dans cette littérature, de politiques migratoires plus sélectives.
- France Stratégie, « L'impact de l'immigration sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance » (juillet 2019, republié en 2024). Revue de littérature commandée par le Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques de l'Assemblée nationale : conclut à un impact « ni de grande ampleur ni univoque », et souligne que les deux seules études disponibles sur le solde des finances publiques (OCDE, CEPII) convergent sous 0,5 % du PIB.
- Assemblée nationale, Comité d'évaluation et de contrôle, rapport « Évaluation des coûts et bénéfices de l'immigration en matière économique et sociale » (Stéphanie Do et Pierre-Henri Dumont, janvier 2024) : l'actualisation parlementaire de 2024 mentionnée en demande. Fondée sur trente auditions d'experts et d'administrations, elle mobilise la contribution de France Stratégie ci-dessus et formule vingt-deux propositions.
- OCDE, International Migration Outlook (édition annuelle) : la contribution fiscale nette des immigrés dans les pays de l'OCDE est restée « constamment faible » sur la période 2006-2018, entre -1 % et +1 % du PIB pour la plupart des pays — un ordre de grandeur cohérent avec le CAE.
Ce que ces sources NE sont pas : des jeux de données. Ce sont des travaux de recherche et d'évaluation parlementaire, cités avec leur lien, jamais chargés en base — il n'y a rien à y charger, ce sont des synthèses, pas des tableaux de séries.
7. Flux administratifs : titres de séjour (DGEF)
Cette série : stock de titres et documents de séjour valides au 31 décembre, ressortissants de pays tiers hors Britanniques (suivis à part depuis le Brexit), 2013-2023 :
| zone | 2013 | 2023 |
|---|---|---|
| France métropolitaine | 2 603 554 | 3 876 967 |
| DOM | 87 324 | 120 572 |
| COM | 6 217 | 6 179 |
| Total | 2 697 095 | 4 003 718 |
+48,5 % en dix ans, à comparer avec prudence à l'effectif immigré du § 1 : un titre de séjour n'est pas une personne (une même personne détient parfois plusieurs titres successifs dans l'année) et le champ exclut les personnes naturalisées, les mineurs entrés avec leurs parents avant l'âge de la carte, et les ressortissants de l'Union européenne (dispensés de titre de séjour).
Le détail par motif (économique, familial, étudiant, humanitaire) n'est pas chargé. Le fichier CSV correspondant mélange plusieurs tableaux, des colonnes d'années marquées « (provisoire) »/« (définitif) » et des notes de bas de page dans le même fichier — une structure trop instable pour un connecteur fiable sans reconstruction manuelle à chaque publication. Il reste consultable directement sur data.gouv.fr. La publication elle-même s'est arrêtée après juin 2024 dans le catalogue consulté : aucune édition plus récente n'y figure.
7.1 Les demandes d'asile (Ofpra), un flux distinct
Cette série : demandes déposées devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, 2021-2025 (2020 absent : la ressource data.gouv.fr correspondante renvoie une 404 au moment de l'écriture) :
| année | premières demandes | réexamens | réouvertures |
|---|---|---|---|
| 2021 | 89 254 | 13 808 | 100 |
| 2022 | 115 091 | 16 090 | 73 |
| 2023 | 124 056 | 18 453 | 140 |
| 2024 | 130 029 | 23 573 | 113 |
| 2025 | 111 343 | 33 713 | 214 |
Ce flux ne se compare ni au stock de titres de séjour ci-dessus, ni à l'immigration au sens du recensement (§ 1) : déposer une demande d'asile n'ouvre pas automatiquement droit à un titre de séjour (le taux de protection Ofpra tourne autour de 30 %), et la majorité des personnes immigrées entrées chaque année (§ 8.1, 438 626 en 2024) ne sont jamais passées par une demande d'asile. Par ailleurs, les demandes comptées par l'Ofpra ne couvrent pas les demandeurs sous procédure Dublin, comptés à part par la DGEF — les deux séries ne sont donc pas substituables l'une à l'autre.
Deux faits qui ressortent de la série : les premières demandes ont progressé de 46 % entre 2021 et 2024 (89 254 → 130 029), avant de reculer en 2025 (111 343, −14 %) pendant que les réexamens continuent d'augmenter fortement (13 808 → 33 713, +144 % sur la période) — deux dynamiques différentes agrégées dans un même total si on ne les distingue pas. En 2024, l'Afrique concentre 46 % des premières demandes (59 706 sur 130 029), devant l'Asie et l'Europe (30 582 et 30 575) ; l'Afghanistan est la première nationalité (12 378), suivie de l'Ukraine (11 814).
8. L'évolution historique : un siècle de recensements
Toutes les sections précédentes portent sur un ou deux millésimes récents. Ce que l'Insee publie de plus long, chargé dans cette série — trente-deux recensements ou estimations, 1921 à 2025 :
| année | immigrés (%) | étrangers (%) | Français par acquisition (milliers) |
|---|---|---|---|
| 1921 | 3,7 | 3,9 | 254 |
| 1931 | 6,6 | 6,6 | 361 |
| 1946 | 5,0 | 4,4 | 853 |
| 1975 | 7,4 | 6,5 | 1 392 |
| 1999 | 7,3 | 5,5 | 2 376 |
| 2010 | 8,5 | 5,9 | 2 822 |
| 2020 | 10,2 | 7,6 | 3 057 |
| 2025 (p) | 11,6 | 9,1 | 3 336 |
Trois faits que le seul millésime 2023 ne montre pas :
- La part d'immigrés n'a jamais été stable dans le temps, et la hausse récente n'est pas sans précédent. Elle double presque entre 1921 (3,7 %) et 1931 (6,6 %) — l'immigration de l'entre-deux-guerres, moins présente dans la mémoire collective que celle des Trente Glorieuses — puis reflue jusqu'à 1946 (guerre, expulsions), avant de remonter pour se stabiliser autour de 7,3-7,4 % de 1975 à 1999. La croissance continue de 1999 à 2025 (7,3 % → 11,6 %) est donc la plus longue de la série, mais son AMPLEUR sur vingt-cinq ans reste comparable à celle du seul début des années 1920.
- La part d'étrangers augmente moins vite que celle d'immigrés, et l'écart entre les deux se creuse continûment depuis 1999 (1,8 point d'écart en 1999, 2,5 points en 2025) : c'est la trace directe des naturalisations (§ 8.1) — une part croissante des immigrés devient française sans cesser d'être immigrée.
- Le nombre de Français par acquisition a été multiplié par treize depuis 1921 (254 000 → 3 336 000), pas par un simple effet mécanique de la hausse de l'immigration : c'est un STOCK qui s'accumule tant que les personnes naturalisées restent en vie, contrairement au flux annuel du § 8.1.
Réserves posées par la source elle-même : le champ change en 1990 (métropole → hors Mayotte) et 2014 (Mayotte incluse), et une rupture de série affecte 2024-2025 (protocole de collecte du recensement revu) — chaque millésime est comparé à lui-même, pas à un lissage qui masquerait ces ruptures.
8.1 Les flux, pas seulement le stock
Cette série (Eurostat, France) donne, année par année, ce que le tableau ci-dessus ne peut pas montrer : combien de personnes entrent, et combien acquièrent la nationalité, chaque année — deux flux, pas des stocks :
| 2010 | 2024 | |
|---|---|---|
| Immigration (entrées) | 307 111 | 438 626 |
| Naturalisations | 143 261 | 103 661 |
Les deux séries évoluent en sens contraire sur la période récente : l'immigration augmente (+43 % entre 2010 et 2024, avec un pic à 490 655 en 2022), les naturalisations reculent (−28 %). Un stock d'immigrés qui augmente peut donc coexister avec un flux de naturalisations en baisse : ce sont deux mécanismes indépendants, et aucun des deux ne se déduit de l'autre. Ce constat est un fait démographique, pas une explication : cette note n'attribue le recul des naturalisations à aucune cause précise, faute de données sur les motifs des refus ou des non-demandes.
Ce que les données ne disent pas
4. Prestations sociales et impôts : ce qui manque, et pourquoi
Aucune administration ne publie, en open data répétable, le montant des prestations sociales versées ou des impôts payés en fonction du statut migratoire ou de la nationalité du bénéficiaire. Ce n'est pas un oubli de ce projet, c'est une limite documentée des sources elles-mêmes :
- Impôts. Le droit fiscal français impose sur la résidence fiscale, pas la nationalité. La DGFiP ne trace ni nationalité ni pays de naissance dans ses statistiques publiques (fichier POTE, données ouvertes impots.gouv.fr). Un montant « payé par les immigrés » ou « par les étrangers » n'existe dans aucune source administrative — quiconque l'affirme calcule, il ne cite pas.
- TVA. Impôt sur la dépense, jamais imputable à une personne précise, quel que soit son statut : aucune administration, nulle part, ne peut produire ce chiffre par construction.
- Prestations sociales. La Cnaf publie une part agrégée (fin 2022, 11 % des foyers allocataires toutes prestations confondues sont de nationalité étrangère, pour environ 13 % de la masse versée) — un chiffre cité dans la presse et par des associations de vérification, pas un jeu de données ouvert et répétable, donc non chargé ici. La Cnav, qui gère l'essentiel de l'Aspa (minimum vieillesse), compte ses bénéficiaires par pays de naissance, pas par nationalité — un changement de classification au milieu du sujet qui rend toute comparaison directe avec les chiffres Cnaf trompeuse.
La conséquence pour ce projet : les seuls chiffres de coût ou de contribution nette qui suivent (§ 6) viennent de la littérature de recherche, pas de comptes administratifs. C'est une différence de nature, pas de degré, avec les tableaux des sections 1 à 3.
Sources
- Insee, Immigrés et descendants d'immigrés en France, Insee Références, édition 2023.
- Insee, Entre 2006 et 2023, le nombre d'immigrés entrés en France augmente et leur niveau de diplôme s'améliore, Insee Première n° 2051 (2024).
- Insee, recensement de la population, diffusion API Melodi (
api.insee.fr/melodi), jeux de données cités au § 8. - Eurostat,
migr_pop1ctz(population par citoyenneté) etmigr_pop3ctb(population par pays de naissance). - Conseil d'analyse économique, Focus n° 072-2021, Immigration et finances publiques (Lionel Ragot, novembre 2021).
- France Stratégie, L'impact de l'immigration sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance (juillet 2019).
- Assemblée nationale, Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques, Évaluation des coûts et bénéfices de l'immigration en matière économique et sociale (janvier 2024).
- OCDE, International Migration Outlook, édition annuelle.
- Ministère de l'Intérieur, Direction générale des étrangers en France, Titres de séjour, publication du 27 juin 2024, data.gouv.fr.
- Insee, Population immigrée et étrangère en France, série 1921-2025.
- Eurostat,
migr_imm1ctz(immigration par citoyenneté) etmigr_acq(acquisitions de la nationalité par ancienne citoyenneté). - Ofpra, Demandes d'asile et de statut d'apatride déposées devant l'Ofpra, data.gouv.fr, éditions annuelles 2021-2025.
Annexe technique
9. Ce qui est chargé
| # | Source | Volume |
|---|---|---|
| 1 | Insee, recensement, DS_RP_TD_IMMI_AGESEXEMPSTA_PRINC + DS_RP_TD_NAT_AGESEXEMPSTA_PRINC (Melodi) |
333 lignes, France entière, 2023 |
| 2 | Insee, recensement, DS_RP_TD_IMMI_AGESEXPCS_COMP + DS_RP_TD_NAT_AGESEXPCS_COMP (Melodi) |
162 lignes |
| 3 | Insee, recensement, DS_RP_TD_IMMI_AGESEX_PAYSNAISS_R_PRINC (Melodi) |
180 lignes |
| 4 | Eurostat migr_pop1ctz + migr_pop3ctb |
123 lignes, France, 1999-2025 |
| 5 | DGEF/MIOM, stock de titres de séjour | 33 lignes, 2013-2023 |
| 6 | Insee, population immigrée et étrangère depuis 1921 | 32 millésimes, 1921-2025 |
| 7 | Eurostat migr_imm1ctz + migr_acq |
19 + 27 ans |
| 8 | Ofpra, demandes d'asile et de statut d'apatride | 553 lignes, France, 2021-2025 |
Non chargé, et pourquoi :
- Répartition des prestations sociales et des impôts par statut migratoire ou nationalité — aucune source administrative ouverte et répétable (§ 4).
- Détail des premiers titres de séjour par motif — fichier DGEF au format instable (§ 7).
- Travaux de recherche (CAE, France Stratégie, OCDE) — synthèses, pas des jeux de données (§ 6).
- Demandes d'asile sous procédure Dublin, comptées par la DGEF et non par l'Ofpra — non identifiées sous forme de jeu de données ouvert distinct (§ 7.1).
Prolongement documenté, non réalisé : les mêmes jeux Melodi publient la population immigrée jusqu'au département et à l'EPCI (population ≥ 50 000 habitants pour les tableaux les plus fins) — la même méthode que celle déjà utilisée pour les ménages permettrait de descendre à cette maille si un besoin géographique se précise.
Versions
- Version 4 (15 septembre 2026) : plan commun des dossiers ; cadre (loi de 2024) et contrôle du Sénat (coût estimé de la politique d'immigration).
- Version 3 (14 septembre 2026) : demandes d'asile déposées devant l'Ofpra (§ 7.1).
- Version 2 : un siècle de recensements (§ 8) et flux annuels d'immigration et de naturalisation (§ 8.1).
Page construite depuis le dossier
docs/immigration-donnees.md (Dossier · version 4 · 15 septembre 2026) et depuis la base : les faits, les
crédits et les mentions en séance sont relus à chaque construction du site.
Dans la même famille :
Diplomatie et aide au développement Comparaisons internationales.