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Scrutin public n° 7397 · Assemblée nationale · 17e législature · 11/06/2026L'ensemble de la proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité…
Libellé officiel, publié tel quel par la source : « l'ensemble de la proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante (première lecture). » Le titre ci-dessus est obtenu par deux opérations mécaniques et réversibles : couper avant la liste des signataires, et mettre la première lettre en capitale. Aucun mot n'y a été ajouté, aucun n'a été remplacé.
Les couleurs de la barre sont celles des positions, pas du résultat. Le vert compte les votes pour, le rouge les votes contre, l'ocre les abstentions ; la barre montre comment les voix se sont réparties. Le résultat, « adopté », reste en noir : un texte adopté n'est pas « vert » ni un texte rejeté « rouge », et le colorer reviendrait à dire qu'adopter est bien et rejeter est mal.
faits-politiques.fr — Scrutin public n° 7397, Assemblée nationale, 17e législature, 11/06/2026, identifiant VTANR5L17V7397. Source : Assemblée nationale, open data, consultée le 12/09/2026, empreinte SHA-256 3c8937f1b70ac6c6….
Le texte soumis au vote
Dossier législatif : Réformer les bourses sur critères sociaux et lutter contre la précarité étudiante
À l'initiative de : Soumya Bourouaha
Dossier officiel : Assemblée nationale · Sénat — texte intégral, exposé des motifs, rapports et comptes rendus
| Nature | Intitulé | Déposé le | Origine |
|---|---|---|---|
| Proposition de loi | proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et lutter contre la précarité étudiante | 28/04/2026 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | visant à réformer les bourses sur critères sociaux et lutter contre la précarité étudiante | 02/06/2026 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante | 12/06/2026 | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante | — | voir l'initiative du dossier |
| Proposition de loi | proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante | — | voir l'initiative du dossier |
L'exposé des motifs
Ce que l'auteur du texte a écrit pour le défendre — cité verbatim, jamais résumé par ce site.
Mesdames, Messieurs, Depuis plusieurs décennies, la condition étudiante en France se caractérise par une précarité profonde et persistante que la crise sanitaire de la covid‑19 a brutalement mise en lumière. Les récentes enquêtes de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) ou encore les travaux récents du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques à l’Assemblée nationale convergent vers un même constat: la vie étudiante reste marquée par des fragilités matérielles, sociales et économiques importantes. Le coût de la vie étudiante explose. […]
Lire l'exposé des motifs en entier (4 411 caractères)
Mesdames, Messieurs, Depuis plusieurs décennies, la condition étudiante en France se caractérise par une précarité profonde et persistante que la crise sanitaire de la covid‑19 a brutalement mise en lumière. Les récentes enquêtes de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) ou encore les travaux récents du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques à l’Assemblée nationale convergent vers un même constat: la vie étudiante reste marquée par des fragilités matérielles, sociales et économiques importantes. Le coût de la vie étudiante explose. Selon l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), il a augmenté de près de 30 % depuis 2010, avec une hausse de + 8,8 % pour la seule rentrée 2023. Les dépenses contraintes – logement, transports, alimentation - absorbent désormais plus de 70 % du budget étudiant. Près d’un étudiant sur cinq vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. L’aide parentale représente en moyenne plus de 40 % de leurs ressources, accentuant les inégalités selon l’origine sociale. Beaucoup doivent recourir à un emploi salarié pour financer leurs études, au risque d’en compromettre la réussite, tandis que les phénomènes de renoncement aux soins ou à l’alimentation se multiplient. Les bourses sur critères sociaux (BCS), dont bénéficient aujourd’hui environ 677 271 étudiantes et étudiants, constituent le principal outil public de soutien direct à la vie étudiante. Elles jouent un rôle décisif pour l’accès, la poursuite d’études et la réussite des étudiants. Mais un constat s’impose aujourd’hui le système actuel ne répond plus aux besoins. Il ne permet ni de lutter efficacement contre la précarité, ni d’assurer une réelle égalité des chances. Cette faiblesse est d’abord le résultat d’un système qui n’a pas su évoluer avec les réalités sociales et économiques. L’un des aspects les plus révélateurs en est l’absence d’un mécanisme automatique de revalorisation des barèmes et des montants des bourses. Longtemps, le barème a été révisé chaque année: entre 1998 et 2011, il a été revalorisé à chaque rentrée universitaire, garantissant la stabilité du nombre de bénéficiaires. Mais cette pratique a cessé: depuis 2013, en dehors de la création des échelons 0 bis et 7, le barème est resté quasiment inchangé pendant dix ans. La réforme de 2023, avec une revalorisation de 6 % des plafonds de ressources et une augmentation de 37 euros mensuels des montants de bourses versés pour l’ensemble des échelons, n’a constitué qu’un rattrapage partiel, alors que le salaire minimum de croissance (SMIC) augmentait de 15 % entre 2011 et 2021. L’absence d’indexation entraîne un effet mécanique: des milliers d’étudiants ont ainsi perdu leur droit à la bourse simplement parce que les revenus familiaux franchissaient les plafonds sans que leur situation réelle n’ait changé. D’autres ont été rétrogradés dans les échelons inférieurs, voyant le montant de leur aide diminuer. L’absence de revalorisation ne se traduit pas seulement par une perte de pouvoir d’achat: elle provoque une éviction mécanique. Le nombre de boursiers, qui dépassait 712 000 en 2016, est ainsi tombé à 677 271 en 2023‑2024, soit près de 70 000 bénéficiaires en moins alors même que la population étudiante augmentait. Cette exclusion s’accompagne de la perte de droits connexes essentiels – exonération des frais d’inscription et de contribution à la vie étudiante – qui alourdit encore le coût des études pour les familles concernées. De surcroit, les bourses sur critères sociaux ne sont versées que sur dix mois, calquées sur l’année scolaire de septembre à juin. Pourtant, les charges afférentes à la vie étudiante ne s’interrompent pas durant la période d’été. Durant ces deux mois, nombre d’étudiants continuent à payer leur loyer, à changer de logement, à s’acheter des manuels ou du matériel informatique, tout cela afin d’étudier dans les meilleures conditions. Contraints par ces deux mois sans bourse, les étudiants sont nombreux à occuper des emplois d’été qui n’ont aucun lien avec leurs études pour continuer à subvenir à leurs besoins. Ainsi, l’annualisation des bourses sur critères sociaux est une mesure d’urgence pour répondre à cette période où les étudiants sont toujours en formation en études supérieures mais ne sont pas aidés malgré la continuité de leurs charges. La présente
Source : Assemblée nationale, textes déposés.
Ce que ce bloc n'est pas
Ce n'est pas un résumé du texte. L'open data de l'Assemblée publie les intitulés, les auteurs, les dates et les étapes. Il publie aussi, pour les textes déposés depuis le début de la législature en cours, l'exposé des motifs : c'est lui qui est cité ci-dessus, verbatim — l'auteur y défend son texte, ce n'est pas une description neutre. Ce qui est affiché ici est donc ce qui a été déposé, par qui, et — quand la source le publie — pourquoi son auteur dit l'avoir déposé ; jamais un résumé neutre rédigé par ce site. Aucun résumé neutre n'existe en open data : ni l'Assemblée ni le « Panorama des lois » de vie-publique.fr n'en publient. D'où le lien vers le dossier officiel, qui porte aussi les rapports. Un résumé rédigé ici demanderait une écriture humaine relue de façon contradictoire : ce site prévoit de le faire, mais aucun résumé n'a encore été écrit.
La colonne « origine » répond à qui a proposé, question distincte de qui a voté pour. Un texte peut être adopté par des groupes qui ne l'ont pas déposé, et rejeté par certains de ses cosignataires.
Positions par groupe
| Groupe | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Effectif recensé sur ce scrutin |
|---|---|---|---|---|---|
| LFI-NFP | 20 | 0 | 0 | 0 | |
| RN | 17 | 0 | 0 | 0 | |
| GDR | 15 | 0 | 0 | 0 | |
| SOC | 12 | 0 | 0 | 0 | |
| EcoS | 9 | 0 | 0 | 0 | |
| EPR | 0 | 1 | 6 | 1 | |
| UDR | 0 | 0 | 4 | 0 | |
| HOR | 0 | 0 | 3 | 0 | |
| DR | 0 | 0 | 2 | 0 | |
| Dem | 1 | 0 | 0 | 0 | |
| LIOT | 1 | 0 | 0 | 0 |
Les barres sont à l'échelle. Leur largeur est proportionnelle à l'effectif recensé, ramené au groupe le plus nombreux sur ce scrutin ; leur remplissage dit la répartition. Une barre en pourcentage des exprimés occuperait toute la largeur pour tous les groupes, et ferait lire 4 voix comme 72.
Le groupe de chaque votant est celui que la source a publié avec ce scrutin, à cette date. Les totaux sont la somme des votes individuels, jamais une consigne de groupe.
Qui figure au relevé
Un carré par siège. L'ordre à l'intérieur d'un groupe est celui du relevé et n'a aucune signification ; il n'y a pas d'hémicycle, dont la forme suggérerait un axe gauche-droite que ce site ne produit pas.
Votes nominatifs
92 lignes affichées sur 92 positions enregistrées.
Ce que cette fiche ne dit pas
Elle rapporte un vote, pas une opinion. Voter contre un texte peut viser son véhicule législatif, son calendrier, ou un texte concurrent préféré : ce n'est pas nécessairement un désaccord sur son objet.
Les mises au point sont des corrections déposées après le scrutin. Elles modifient le relevé nominatif sans modifier le résultat officiel, et les deux sont affichés séparément.
Ce scrutin est public. La plupart des votes sur le même texte ont pu avoir lieu à main levée, sans aucune trace nominative.