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Scrutin public n° 7316 · Assemblée nationale · 17e législature · 04/06/2026

L'amendement n° 3 de M. Peytavie après l'article 3 de la proposition de loi portant plusieurs mesures de justice en…

Libellé officiel, publié tel quel par la source : « l'amendement n° 3 de M. Peytavie après l'article 3 de la proposition de loi portant plusieurs mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites agricoles (première lecture). » Le titre ci-dessus est obtenu par deux opérations mécaniques et réversibles : couper avant la liste des signataires, et mettre la première lettre en capitale. Aucun mot n'y a été ajouté, aucun n'a été remplacé.

Adopté
41 pour · 16 contre · 13 abstentions
résultat officiel publié par la source
identifiant VTANR5L17V7316
41 pour 16 contre 13 abstentions 2 non-votants

Les couleurs de la barre sont celles des positions, pas du résultat. Le vert compte les votes pour, le rouge les votes contre, l'ocre les abstentions ; la barre montre comment les voix se sont réparties. Le résultat, « adopté », reste en noir : un texte adopté n'est pas « vert » ni un texte rejeté « rouge », et le colorer reviendrait à dire qu'adopter est bien et rejeter est mal.

Dossier officiel ↗ Sources et empreintes

faits-politiques.fr — Scrutin public n° 7316, Assemblée nationale, 17e législature, 04/06/2026, identifiant VTANR5L17V7316. Source : Assemblée nationale, open data, consultée le 12/09/2026, empreinte SHA-256 3c8937f1b70ac6c6….

Le texte soumis au vote

Dossier législatif : Mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites agricoles

À l'initiative de : Julien Brugerolles

Dossier officiel : Assemblée nationale · Sénat — texte intégral, exposé des motifs, rapports et comptes rendus

NatureIntituléDéposé leOrigine
Proposition de loi proposition de loi portant plusieurs mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites agricoles 17/04/2025 voir l'initiative du dossier
Proposition de loi portant plusieurs mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites agricoles 27/05/2026 voir l'initiative du dossier
Proposition de loi proposition de loi portant plusieurs mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites agricoles 04/06/2026 voir l'initiative du dossier
Proposition de loi proposition de loi portant plusieurs mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites agricoles voir l'initiative du dossier
Proposition de loi proposition de loi portant plusieurs mesures de justice en faveur de la revalorisation des pensions de retraites agricoles voir l'initiative du dossier

L'exposé des motifs

Ce que l'auteur du texte a écrit pour le défendre — cité verbatim, jamais résumé par ce site.

Mesdames, Messieurs, L’adoption de la loi n° 2020‑839 du 3 juillet 2020 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles à hauteur de 85 % du salaire minimum de croissance (SMIC) pour une carrière complète de chef d’exploitation, dite loi « Chassaigne 1 », puis de la loi n° 2021‑1679 du 17 décembre 2021 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles les plus faibles, dite loi « Chassaigne 2 », portant spécifiquement sur le niveau de pensions des conjoints collaborateurs et aides familiaux, ont permis d’améliorer significativement le niveau des retraites en agriculture. […]
Lire l'exposé des motifs en entier (6 445 caractères)
Mesdames, Messieurs, L’adoption de la loi n° 2020‑839 du 3 juillet 2020 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles à hauteur de 85 % du salaire minimum de croissance (SMIC) pour une carrière complète de chef d’exploitation, dite loi « Chassaigne 1 », puis de la loi n° 2021‑1679 du 17 décembre 2021 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles les plus faibles, dite loi « Chassaigne 2 », portant spécifiquement sur le niveau de pensions des conjoints collaborateurs et aides familiaux, ont permis d’améliorer significativement le niveau des retraites en agriculture. Cependant les pensions de retraite des 1,13 million de personnes qui relevaient du régime de retraite de base des non‑salariés agricoles au 31 décembre 2023 restent, à durée d’activité comparable, plus faibles que celles des autres retraités français. En moyenne, les anciens non‑salariés agricoles perçoivent, tous régimes confondus, y compris les pensions complémentaires et les pensions de réversion et hors minimum vieillesse, une pension de 15 546 euros bruts, soit 1 295 euros bruts mensuels. C’est 200 euros de moins que la moyenne des retraités des autres régimes. Surtout, les femmes retraitées agricoles et anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux continuent de percevoir des pensions nettement inférieures, du fait de leur carrière non‑reconnue ou mal‑reconnue, de cotisations qui ont été très faibles et de dispositifs de majoration de pensions ou de retraites complémentaires qui restent insuffisants. Ainsi, par exemple, les derniers chiffres publiés par la Mutualité sociale agricole (MSA) dans son tableau de bord sur « Les retraites du régime des non‑salariés agricoles » au 31 décembre 2023 faisaient état d’une pension moyenne annualisée par statut, intégrant le montant de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) de seulement 6 606 euros annuels pour les anciens conjoints et de 8 362 euros annuels pour les anciens aides familiaux, soit respectivement 550 euros et 696 euros mensuels. Les avancées législatives obtenues dans les lois Chassaigne 1 et 2 ont par ailleurs été minorées par plusieurs dispositions d’origine gouvernementale en limitant ou en restreignant la portée. Cela est d’abord le cas avec la mise en œuvre de mesures d’écrêtement du complément différentiel de retraite complémentaire obligatoire (RCO) prenant en compte l’ensemble des pensions de base et complémentaires liquidées. Cela a aussi été le cas avec la prise en compte des majorations pour enfant et de la pension de réversion dans le cadre du calcul du montant des revalorisations prévues par ces textes. Par ailleurs, la représentation nationale a ouvert la voie en février 2023, avec l’adoption de la loi Dive, à l’alignement progressif du régime des non‑salariés agricoles vers le régime général, en ambitionnant de calculer la retraite de base des non‑salariés agricoles en fonction des vingt‑cinq années d’assurance les plus avantageuses d’ici 2026 pour les futurs retraités agricoles. Si certaines conditions de sa mise en œuvre viennent d’être intégrées à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, cette évolution de leur régime de retraite ne concernera pas les retraités agricoles ayant déjà liquidé leurs droits. Aussi, il appartient parallèlement de corriger les injustices qui demeurent pour l’ensemble des retraités agricoles actuels, en particulier pour les femmes, veuves et veufs, et anciens conjoints collaborateurs et aides familiaux d’exploitation. Ils restent en effet aujourd’hui largement pénalisés par un système particulièrement restrictif et complexe d’ouverture de droits et de calcul des pensions. Loi « Chassaigne 1 »: une revalorisation des retraites agricoles des chefs d’exploitation toujours soumise à écrêtement La loi du 3 juillet 2020 a modifié le dispositif de complément différentiel de points de retraite complémentaire obligatoire (CD‑RCO), instauré en 2014. Après un report d’un an de sa mise en application, le montant des pensions de retraite est passé de 75 % à 85 % du SMIC net agricole pour les anciens chefs d’exploitation ayant eu une carrière complète compter du 1er novembre 2021. Cette revalorisation a non seulement concerné les chefs d’exploitation qui prenaient leur retraite à partir de novembre 2021, mais aussi l’ensemble des retraités ayant liquidé leurs retraites antérieurement à cette date, avec pour condition d’avoir eu la qualité de chef d’exploitation ou d’entreprise agricole à titre exclusif ou principal et de justifier de la durée d’assurance à taux plein exigée pour sa génération, dont 17,5 années accomplies en qualité de chef d’exploitation ou d’entreprise agricole à titre exclusif ou principal et d’avoir fait valoir l’ensemble des droits de base et complémentaires auprès de tous les régimes de retraite obligatoires. Le montant de la revalorisation de 75 % à 85 % du SMIC net agricole avait permis fin 2021 d’augmenter de 105 euros en moyenne les pensions de plus de 200 000 bénéficiaires. Au 1er janvier 2024, ce minimum de pension est de 1 177,03 euros mensuels. Ce montant de la revalorisation est également proratisé en fonction du nombre d’années accomplies en qualité de chef d’exploitation ou d’entreprise agricole, dans la limite des 85 % du SMIC net agricole. Mais la principale injustice de cette réforme tient à un amendement adopté, à l’initiative du Gouvernement, à la fin de l’examen du texte, et écrêtant cette revalorisation en tenant compte de l’ensemble des avantages vieillesse auxquels l’assuré peut prétendre auprès de l’ensemble des régimes de retraite obligatoires. Très concrètement, la mesure d’écrêtement des pensions a exclu plus de 100 000 personnes du bénéfice du dispositif, soit le tiers des bénéficiaires potentiels. Des milliers de retraités agricoles supplémentaires n’ont pas pu bénéficier de l’intégralité de cette revalorisation en dépassant le montant plafond de 85 % du SMIC fixé par la loi. Outre que cette disposition d’ordre budgétaire réduit la proportion des anciens non‑salariés agricoles qui bénéficient d’un complément différentiel de retraite complémentaire obligatoire, cet écrêtement tourne le dos au principe d’universalité des retraites fondé sur la logique de solidarité nationale et introduit une distinction entre les monopensionnés et les polypensionnés. La suppression de cette disposition pénalisante fait donc l’objet de la première mesure retenue dans cette

Source : Assemblée nationale, textes déposés.

Ce que ce bloc n'est pas

Ce n'est pas un résumé du texte. L'open data de l'Assemblée publie les intitulés, les auteurs, les dates et les étapes. Il publie aussi, pour les textes déposés depuis le début de la législature en cours, l'exposé des motifs : c'est lui qui est cité ci-dessus, verbatim — l'auteur y défend son texte, ce n'est pas une description neutre. Ce qui est affiché ici est donc ce qui a été déposé, par qui, et — quand la source le publie — pourquoi son auteur dit l'avoir déposé ; jamais un résumé neutre rédigé par ce site. Aucun résumé neutre n'existe en open data : ni l'Assemblée ni le « Panorama des lois » de vie-publique.fr n'en publient. D'où le lien vers le dossier officiel, qui porte aussi les rapports. Un résumé rédigé ici demanderait une écriture humaine relue de façon contradictoire : ce site prévoit de le faire, mais aucun résumé n'a encore été écrit.

La colonne « origine » répond à qui a proposé, question distincte de qui a voté pour. Un texte peut être adopté par des groupes qui ne l'ont pas déposé, et rejeté par certains de ses cosignataires.

Positions par groupe

GroupePourContreAbst. Non-votantsEffectif recensé sur ce scrutin
RN 12 0 5 1
18
LFI-NFP 14 0 0 0
14
EcoS 9 0 0 0
9
EPR 0 5 0 1
6
GDR 1 2 3 0
6
HOR 0 6 0 0
6
SOC 3 1 2 0
6
Dem 0 1 2 0
3
LIOT 2 0 0 0
2
DR 0 1 0 0
1
UDR 0 0 1 0
1

Les barres sont à l'échelle. Leur largeur est proportionnelle à l'effectif recensé, ramené au groupe le plus nombreux sur ce scrutin ; leur remplissage dit la répartition. Une barre en pourcentage des exprimés occuperait toute la largeur pour tous les groupes, et ferait lire 4 voix comme 72.

Le groupe de chaque votant est celui que la source a publié avec ce scrutin, à cette date. Les totaux sont la somme des votes individuels, jamais une consigne de groupe.

Qui figure au relevé

Un carré par siège. L'ordre à l'intérieur d'un groupe est celui du relevé et n'a aucune signification ; il n'y a pas d'hémicycle, dont la forme suggérerait un axe gauche-droite que ce site ne produit pas.

RN18 recensés
LFI-NFP14 recensés
EcoS9 recensés
EPR6 recensés
GDR6 recensés
HOR6 recensés
SOC6 recensés
Dem3 recensés
LIOT2 recensés
DR1 recensés
UDR1 recensés
Pour Contre Abstention Non-votant recensé

Votes nominatifs

72 lignes affichées sur 72 positions enregistrées.

DéputéGroupePosition
Alexandre, Laurent LFI-NFP Pour
Amard, Gabriel LFI-NFP Pour
Amiot, Ségolène LFI-NFP Pour
Amirshahi, Pouria EcoS Pour
Amrani, Farida LFI-NFP Pour
Bataille, Jean-Pierre LIOT Pour
Baumel, Laurent SOC Pour
Bénard, Édouard GDR Contre
Bentorki, Shéhérazade LFI-NFP Pour
Bentz, Christophe RN Abstention
Bonnet, Nicolas EcoS Pour
Bonnet, Arnaud EcoS Pour
Bourgeaux, Jean-Luc DR Contre
Bourouaha, Soumya GDR Abstention
Bouyx, Bertrand HOR Contre
Boyard, Louis LFI-NFP Pour
Braun-Pivet, Yaël EPR Non-votant
Brugerolles, Julien GDR Contre
Buffet, Françoise EPR Contre
Carbonnel, Pierre-Henri UDR Abstention
Castellani, Michel LIOT Pour
Cestrières, Pauline EPR Contre
Chenu, Sébastien RN Non-votant
Cormier-Bouligeon, François EPR Contre
Diaz, Edwige RN Pour
Dufosset, Alexandre RN Pour
Erodi, Karen LFI-NFP Pour
Fouquart, Emmanuel RN Abstention
Gérard, Félicie HOR Contre
Gillet, Yoann RN Abstention
Goulet, Florence RN Pour
Grégoire, Olivia EPR Contre
Guedj, Jérôme SOC Abstention
Guetté, Clémence LFI-NFP Pour
Guillerm, Carole Dem Contre
Hervieu, Catherine EcoS Pour
Hignet, Mathilde LFI-NFP Pour
Jacobelli, Laurent RN Pour
Jolivet, François HOR Contre
Karamanli, Marietta SOC Pour
Léaument, Antoine LFI-NFP Pour
Le Peih, Nicole EPR Contre
Lioret, René RN Pour
Loir, Christine RN Pour
Lottiaux, Philippe RN Abstention
Markowsky, Pascal RN Pour
Marle, Pierre HOR Contre
Mette, Sophie Dem Abstention
Meunier, Manon LFI-NFP Pour
Morel, Louise Dem Abstention
Muller, Serge RN Pour
Nadeau, Marcellin GDR Abstention
Nosbé, Sandrine LFI-NFP Pour
Ozenne, Julie EcoS Pour
Patrier-Leitus, Jérémie HOR Contre
Peytavie, Sébastien EcoS Pour
Pirès Beaune, Christine SOC Contre
Pribetich, Pierre SOC Pour
Proença, Christophe SOC Abstention
Regol, Sandra EcoS Pour
Reid Arbelot, Mereana GDR Pour
Rimbert, Catherine RN Pour
Rivière, Joseph RN Pour
Robert-Dehault, Laurence RN Pour
Roullaud, Béatrice RN Pour
Salmon, Emeric RN Abstention
Sansu, Nicolas GDR Abstention
Sebaihi, Sabrina EcoS Pour
Simonnet, Danielle EcoS Pour
Stambach-Terrenoir, Anne LFI-NFP Pour
Taurinya, Andrée LFI-NFP Pour
Valletoux, Frédéric HOR Contre
Ce que cette fiche ne dit pas

Elle rapporte un vote, pas une opinion. Voter contre un texte peut viser son véhicule législatif, son calendrier, ou un texte concurrent préféré : ce n'est pas nécessairement un désaccord sur son objet.

Les mises au point sont des corrections déposées après le scrutin. Elles modifient le relevé nominatif sans modifier le résultat officiel, et les deux sont affichés séparément.

Ce scrutin est public. La plupart des votes sur le même texte ont pu avoir lieu à main levée, sans aucune trace nominative.

Les scrutins ne sont pas encore indexés. L'index couvre les personnes, les partis, les groupes et les référentiels. Code de non-couverture : SEARCH_INDEX_PARTIEL.