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La France dans la Seconde Guerre mondiale : occupation, pertes, déportation
Où passait la ligne de démarcation, combien de militaires français sont morts, combien de personnes ont été déportées depuis la France : ce dossier montre ce qui est réellement chiffré, avec ses sources précises — et ce qui reste, plus de quatre-vingts ans plus tard, un ordre de grandeur discuté entre historiens plutôt qu'un chiffre définitif.
Cadre
1. L'appareil légal de Vichy et de la Libération, à partir du corpus du Journal officiel déjà chargé par ce dépôt
Ce dépôt archive déjà l'intégralité du Journal officiel, y compris la période 1939-1945 : plutôt que de chercher une nouvelle source, ce dossier cite directement, par leur identifiant permanent, quatre textes qui jalonnent la période — deux mesures d'exclusion antisémite de 1940, l'institution du travail obligatoire en 1943, une ordonnance de l'épuration à la Libération :
- Loi du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs (3 octobre 1940). Exclut les Juifs de la fonction publique et de nombreuses professions — la première loi antisémite édictée par le régime de Vichy de sa seule initiative, sans exigence allemande. — Gouvernement de Vichy · source · officiel
- Loi du 7 octobre 1940 portant abrogation du décret Crémieux (7 octobre 1940). Abroge le décret du 24 octobre 1870 qui avait accordé la citoyenneté française aux Juifs d'Algérie — plus de 100 000 personnes perdent leur citoyenneté du jour au lendemain. — Gouvernement de Vichy · source · officiel
- Loi du 16 février 1943 portant institution du service du travail obligatoire (16 février 1943). Rend obligatoire le départ en Allemagne de classes d'âge entières de jeunes hommes pour y travailler — plusieurs centaines de milliers de personnes concernées, chiffre exact non chargé (voir § 7). — Gouvernement de Vichy · source · officiel
- Ordonnance du 26 août 1944 instituant l'indignité nationale (26 août 1944). Crée une peine spécifique pour les faits de collaboration ne relevant pas du droit pénal ordinaire — le fondement légal de l'épuration judiciaire dont les chiffres sont cités au § 5. — Gouvernement provisoire de la République française · source · officiel
2. La France coupée en zones : un seul tracé vérifié, trois autres cités sans carte
- Pays de l'Axe
- 2
- Occupés par l'Axe dès 1939-1940
- 6
- Alliés
- 1
- Neutres
- 5
- Hors classement
- 10URSS, Europe centrale et Balkans, non traités par ce dossier
- Ligne de démarcation
- 1 219km, zone occupée / zone libre, juin 1940 - mars 1943
La ligne de démarcation (juin 1940 - mars 1943), séparant la zone occupée par l'Allemagne au nord et à l'ouest de la « zone libre » au sud, est le seul découpage de l'Occupation dont ce dossier a trouvé une géométrie vérifiable — un tracé publié par le département de l'Ain, téléchargé et vérifié directement (1 219 km, de la frontière espagnole près d'Hendaye à la frontière suisse dans le Jura, cohérent avec le tracé historique connu).
Trois autres découpages, réels mais non cartographiés ici : l'Alsace-Moselle, annexée de fait par le Reich dès 1940 sans jamais l'être en droit international ; la zone d'occupation italienne, sur une bande du sud-est, à partir de l'invasion de la zone libre en novembre 1942 ; et la zone libre elle-même, occupée par l'Allemagne à cette même date, la ligne de démarcation perdant alors sa fonction sans être supprimée avant 1943. Aucune géométrie ouverte vérifiée n'a été trouvée pour ces trois découpages au moment de l'écriture — cités ici, non montrés sur une carte qui laisserait croire à une précision qu'ils n'ont pas.
2.1 Les débarquements de 1944 : Normandie et Provence
Overlord, Normandie, 6 juin 1944 : le bilan le plus rigoureux disponible est celui du National D-Day Memorial (Bedford, Virginie), qui a recensé nommément chaque mort allié de cette seule journée après un travail de vérification de plusieurs décennies — 4 414 morts alliés (2 501 Américains, 1 449 Britanniques, 391 Canadiens, 73 d'autres nationalités alliées). Aucune décomposition par nationalité des troupes coloniales n'a été trouvée pour ce débarquement précis, qui n'en comptait d'ailleurs pas au premier rang (les tirailleurs et troupes d'Afrique du Nord combattent surtout à partir de Provence, deux mois plus tard, § ci-dessous).
Dragoon, Provence, 15 août 1944 : le débarquement lui-même a été peu disputé — 95 morts alliés et 385 blessés le premier jour, dont 40 dans le seul naufrage du LST-282 touché par une bombe planante allemande. Les pertes s'alourdissent sur toute la campagne (15 août - 14 septembre 1944) : plus de 10 000 pertes françaises et 15 574 pertes américaines (dont 7 301 tués) côté allié ; 7 000 tués, environ 21 000 blessés et 131 250 prisonniers côté allemand. Aucune décomposition par nationalité des troupes coloniales (tirailleurs algériens, marocains, sénégalais de la 1ʳᵉ armée française) n'a été trouvée dans les bilans consultés, alors même que ces unités ont fourni une part importante des effectifs de la 1ʳᵉ armée française — un chiffrage global existe, un chiffrage par origine des soldats non.
Le bilan civil normand, deux chiffres à ne pas confondre : la « Bataille de Normandie » (juin-août 1944, plus large que le seul jour du débarquement) a fait des dizaines de milliers de victimes civiles ; le chiffre le plus souvent cité (environ 20 000) est un ordre de grandeur médiatique, tandis que le Mémorial des victimes civiles de l'université de Caen, à partir d'un dépouillement nominatif conduit depuis 1988, retient 13 632 victimes civiles sur les trois départements bas-normands entre juin et décembre 1944 (8 000 dans le Calvados, un peu moins de 4 000 dans la Manche, un peu plus de 2 000 dans l'Orne) — un chiffre plus bas que le chiffre médiatique, issu d'un travail de recensement nominatif plutôt que d'une estimation globale, retenu ici pour cette raison.
Situation chiffrée
3. Les pertes militaires : deux méthodes, deux chiffres, jamais résolus en un seul
La base nominative du ministère des Armées (Mémoire des Hommes, « Militaires décédés au cours de la Seconde Guerre mondiale ») recense environ 203 000 militaires décédés en opérations 1939-1945 (armée régulière, Résistance intérieure, France libre) — un chiffre construit fiche par fiche, mais dont la page de présentation ne publie pas de décomposition par campagne, et dont l'export en masse (comme pour la base équivalente de 1914-1918, voir le dossier Première Guerre mondiale) n'a pas pu être vérifié comme accessible au moment de l'écriture (le site de téléchargement renvoyait un message de maintenance lors des essais répétés).
L'estimation académique la plus citée retient 217 600 morts militaires (colonies comprises), décomposés ainsi : 92 000 pour la seule campagne de 1940, 58 000 sur le front de 1944-1945, 40 000 prisonniers morts en captivité, 20 000 dans la Résistance, 5 000 en Indochine, 2 653 dans les forces de Vichy. Ce dossier montre les deux chiffres côte à côte plutôt que d'en choisir un : l'écart (environ 15 000) tient à la méthode — une base de fiches nominatives d'un côté, une reconstruction agrégée par catégorie de l'autre — pas à un désaccord sur les faits eux-mêmes.
4. La déportation : le bilan de Serge Klarsfeld, cité avec ses deux éditions
Le travail de référence sur la déportation des Juifs de France reste celui de Serge Klarsfeld (Mémorial de la déportation des Juifs de France), publié en 1978 puis révisé :
- Édition 1978 : 75 000 à 76 000 déportés juifs depuis la France, en 79 convois (1942-1944, essentiellement vers Auschwitz).
- Édition 2012, révisée : 76 000 déportés, auxquels Klarsfeld ajoute 3 000 morts dans les camps français et environ 1 000 exécutés, pour un total de 80 000 victimes.
- Survivants en 1945 : entre 2 500 et 3 000 — une fourchette que Klarsfeld qualifie lui-même d'imprécise, pas arrondie par ce dossier.
Ce dossier cite ce bilan agrégé, il ne charge pas le détail convoi par convoi. Une liste des 79 convois (dates, effectifs, destinations) circule et s'appuie sur ce même travail, mais ce dossier ne l'a pas vérifiée ligne par ligne dans le temps disponible — à reprendre si ce niveau de détail devient nécessaire.
5. Prisonniers de guerre, bilan civil et Résistance : trois bilans « mous », assumés comme tels
Les prisonniers de guerre de 1940 : le chiffre d'environ 1,8 million, le plus souvent cité, est un ordre de grandeur d'historiens, pas le résultat d'une base de données ; une source d'époque chiffrait à 1,58 million les prisonniers effectivement détenus en Allemagne. Aucune base structurée moderne n'a été identifiée pour trancher entre les deux.
Le bilan civil ne fait l'objet d'aucun chiffre consensuel : les ordres de grandeur recoupés dans l'historiographie retiennent environ 60 000 à 70 000 morts sous les bombardements (alliés pour l'essentiel, mais pas seulement) et environ 432 000 immeubles détruits. Le ministère des Armées a publié en 2023 une base de 104 363 fiches de victimes civiles (bombardements et actes de guerre, fonds du Service historique de la Défense) — mais sa consultation reste fiche par fiche, sans export en masse identifié, ce qui empêche ce dossier d'en tirer un total vérifié indépendamment des publications déjà citées. L'Institut national d'études démographiques (INED) a consacré une étude méthodologique dédiée à ce bilan (1939-1945, une démographie dans la tourmente) — une référence citable pour la méthode de reconstruction démographique employée, pas un fichier de données brutes.
La Résistance homologuée représente environ 600 000 dossiers nominatifs (titres et homologations de faits de résistance, ministère des Armées) — une base réelle, mais elle aussi consultable fiche par fiche seulement. L'épuration à la Libération additionne des chiffres de nature différente, jamais confondus ici : environ 350 000 dossiers instruits par la justice, 2 853 condamnations à mort prononcées et 767 exécutées après jugement — auxquelles s'ajoute, selon une fourchette que les historiens ne s'accordent pas à resserrer, 8 000 à 9 000 exécutions sommaires, hors procédure judiciaire.
6. Le choc démographique des deux guerres : ce que dit la population, ce qu'elle ne dit pas
La série longue de la population française (recensements, 1876-1999) donne une mesure du choc de la Première Guerre mondiale complètement indépendante des dénombrements militaires du § 3 : entre les recensements de 1911 et de 1921, la population recule nettement — un creux net, directement lisible sur la courbe, qui n'a pas d'équivalent ailleurs sur tout le reste de la série.
Ce même graphique montre aussi une limite de la source, pas seulement un fait : aucun recul comparable n'apparaît entre 1936 et 1954 pour la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est pas que la guerre n'a pas eu d'effet démographique — c'est que le recensement de 1946, le seul point qui aurait pu le montrer, n'existe pas dans cette série (elle saute directement de 1936 à 1954, où la reprise de la natalité d'après-guerre masque déjà tout recul antérieur). Ce dossier ne force donc pas ce graphique à « montrer » la Seconde Guerre mondiale : il montre ce que la source montre réellement, et dit explicitement ce qu'elle ne peut pas montrer.
Ce que les données ne disent pas
7. Ce qui reste hors de portée de cette version
- L'export en masse de la base des militaires décédés 1939-1945 : piste identifiée, techniquement inaccessible au moment de l'écriture (même blocage que pour la base 1914-1918, voir docs/decisions.md D-080) — à retenter.
- Le nombre exact de personnes requises au titre du STO : la loi qui l'institue est citée (§ 1), pas de base chargée dénombrant les personnes effectivement parties.
- Les bâtiments endommagés en 1939-1945, département par département : une source géolocalisée existerait pour le Calvados (open data départemental), mais le portail testé (data.calvados.fr) renvoyait une erreur 403/404 sur toutes les routes essayées au moment de l'écriture — non chargée, à retenter plutôt qu'à deviner.
- Le recensement de 1946 : absent de la série Insee utilisée au § 6 — aucune autre source identifiée ne le comble à ce stade.
- Le détail convoi par convoi de la déportation : le bilan agrégé de Klarsfeld est cité (§ 4), le détail par convoi ne l'est pas, faute d'une vérification ligne par ligne dans le temps disponible.
- Les géométries de l'annexion de l'Alsace-Moselle et de la zone d'occupation italienne : citées en prose (§ 2), aucune géométrie ouverte vérifiée trouvée.
- Les dates de libération par département : aucune donnée structurée identifiée, seulement des chronologies narratives — un chantier distinct si le besoin se précise.
- Le nombre de victimes civiles totalisé indépendamment : la base 2023 du ministère des Armées (§ 5) existe mais n'est pas exportable en masse.
Sources
- Ministère des Armées, Mémoire des Hommes, Militaires décédés au cours de la Seconde Guerre mondiale (§ 3).
- Estimation académique des pertes militaires françaises 1939-1945, décomposition par catégorie (§ 3).
- Serge Klarsfeld, Mémorial de la déportation des Juifs de France, 1978 et préface de l'édition révisée de 2012 (§ 4).
- Ministère des Armées, Mémoire des Hommes, base des victimes civiles (2023), et base des titres et homologations de faits de résistance (§ 5).
- Historiographie de l'épuration à la Libération (§ 5).
- Département de l'Ain, tracé de la ligne de démarcation, republié sur data.gouv.fr, licence Ouverte 2.0 (§ 2).
- Ined, 1939-1945, une démographie dans la tourmente (méthode de reconstruction démographique, citation, § 5).
- Journal officiel de la République française, corpus déjà archivé par ce dépôt (§ 1).
- Insee, séries historiques de population par commune, 1876-2023 (§ 6).
- National D-Day Memorial (Bedford, Virginie), recensement nominatif des morts alliés du 6 juin 1944 (§ 2.1).
- Wikipédia (article « Operation Dragoon », infobox), bilan de la campagne de Provence 15 août - 14 septembre 1944 (§ 2.1) — une source secondaire, pas primaire, faute d'un bilan officiel structuré identifié pour cette campagne au moment de l'écriture.
- Mémorial des victimes civiles, Maison de la recherche en sciences humaines, université de Caen Normandie (§ 2.1).
Annexe technique
8. Ce qui est chargé
| # | Source | Table | Volume |
|---|---|---|---|
| 1 | Département de l'Ain, ligne de démarcation | geo.ligne_demarcation |
1 tracé, 1 219 km |
| 2 | Journal officiel, 4 textes cités par identifiant permanent | jo.texte (déjà chargé) |
4 actes cités |
| 3 | Insee, population communale historique | core.population_historique_commune |
657 333 lignes, 19 millésimes (1876-1999) |
Non chargé, et pourquoi :
- Pertes militaires 1939-1945 par fiche nominative : export en masse non accessible au moment de l'écriture (§ 3, § 7).
- Déportation convoi par convoi : non vérifiée ligne par ligne (§ 4, § 7).
- Victimes civiles, Résistance homologuée : bases réelles, consultables fiche par fiche seulement, pas d'export en masse identifié (§ 5).
- Zones d'annexion et d'occupation italienne : aucune géométrie ouverte trouvée (§ 2, § 7).
- Bâtiments endommagés (Calvados) : source identifiée, portail inaccessible au moment de l'écriture (§ 7).
Versions
- Version 9 (22 septembre 2026) : la carte d'Europe (§ 2) dessine
désormais les voisins de la France avec leurs frontières au 1ᵉʳ septembre
1940 (CShapes 2.0,
geo.contour_europe_1940, nouvelle table — voirinternal/geo/europe_1940.go), pas les frontières actuelles — signalé directement : une carte au sujet de 1940 dessinée avec les frontières d'aujourd'hui montrait une Pologne amputée par rapport à son étendue réelle, et faisait apparaître l'Ukraine, la Biélorussie et les pays baltes comme des États indépendants, qu'aucun ne l'était à cette date. L'URSS est maintenant une entité unique à sa vraie frontière occidentale de 1940 — ni minimisée, ni coupée du cadrage comme le demandait l'utilisateur — et porte désormais un nom, comme la Finlande à côté d'elle (les deux seules exceptions à la règle « pas de nom hors classement » de la version 6 : deux entités uniques et sans ambiguïté, pas un groupe de petits pays tassés). Corrigé aussi un bord est de la carte visiblement incliné en diagonale à travers l'URSS :st_makeenvelopene pose que 4 sommets, le transformer directement relie ces sommets par des droites au lieu de suivre la vraie courbe du méridien une fois reprojeté — invisible tant que le bord ne traversait que de l'océan ou de petits pays, flagrant contre un aussi grand pays.st_segmentizeajoute des sommets tous les 0,5° avant la reprojection pour suivre la courbe réelle. - Version 8 (22 septembre 2026) : la version 7 avait élargi le cadrage de la carte d'Europe (§ 2) jusqu'à 71,5°N et 32,5°E, un seul rectangle, pour inclure la Finlande — mais un rectangle unique élargi à ces bornes, à TOUTES les latitudes, faisait aussi entrer une large bande de Biélorussie, d'Ukraine et de Russie (aire hors classement multipliée par plus de cinq, vérifié) : la carte affichée redevenait dominée par une zone grise sans repère, le défaut que la version 6 avait déjà cherché à corriger. Corrigé en remplaçant ce rectangle unique par deux rectangles unis : l'emprise d'origine (jusqu'à 22°E, jusqu'à 59°N) reste inchangée, un second rectangle plus étroit ne s'élargit vers l'est (jusqu'à 32,5°E) qu'AU-DESSUS de 59°N, où se trouvent la Finlande et le nord de la Scandinavie mais aucun des trois grands pays à exclure.
- Version 7 (21 septembre 2026) : quatre défauts de la carte d'Europe (§ 2) signalés directement sur la version publiée, corrigés. Le cadrage était découpé par un rectangle en degrés WGS84 AVANT projection : ses bords (méridiens/parallèles, des droites) ressortaient courbes une fois reprojetés en LAEA (3035), visibles comme des bords inclinés ne suivant pas le cadre rectangulaire de la carte — la découpe se fait maintenant après projection, avec un rectangle nativement droit dans la projection d'affichage. L'ancienne borne nord (59°N) excluait la Finlande en entier et amputait presque toute la Norvège ; portée à 71,5°N et 32,5°E (elle couvre aussi, en prime, l'est de la Pologne, coupé par l'ancienne borne est). La France elle-même est désormais coupée en deux aplats — zone occupée et zone libre — plutôt qu'un fond uniforme sous la seule ligne de démarcation : les deux zones sont dérivées par découpe géométrique (ST_Split) de la géométrie de la France par le tracé vérifié de geo.ligne_demarcation, pas devinées. La Corse, jamais traversée par la ligne, est rattachée à la zone libre par proximité géométrique — cohérent avec son statut réel à la date de référence de cette carte (1940), antérieure à l'occupation italienne de novembre 1942.
- Version 6 (21 septembre 2026) : refonte de la carte d'Europe (§ 2), à
la demande directe de l'utilisateur après relecture de la carte publiée.
Statut à quatre catégories plutôt que trois : la Pologne, la Norvège, le
Danemark, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg — déjà dessinés,
jamais colorés — portent maintenant « occupé par l'Axe dès 1939-1940 »,
distinct de l'Axe proprement dit. Tout pays de l'emprise (jusqu'en Europe
centrale et dans les Balkans, qu'aucun rectangle ne peut exclure
proprement sans aussi couper l'Italie) est désormais dessiné, même hors
classement, pour ne plus laisser de vide dans le cadrage. Le fond mondial
des cours d'eau (Natural Earth, geo.cours_eau_monde, nouvelle table)
remplace le silence de geo.cours_eau (France seule) sur cette carte.
Chaque pays porte enfin son nom, positionné au centre du plus grand
cercle inscriptible dans sa forme (jamais un centroïde, qui peut tomber
hors d'une forme concave) — mise en œuvre distincte du texte SVG à taille
directe habituel du site : au-delà d'une certaine taille de police,
Chromium ne rend plus qu'un trait au lieu de lettres lisibles, contourné
par un texte à taille normale agrandi par une transformation matricielle.
Intégration reprise sur le patron « carte à gauche, légende chiffrée à
droite » déjà en usage ailleurs sur le site (audit du 20 septembre 2026),
plutôt que le bloc
.carte-pleinenu d'avant cette version. - Version 5 (20 septembre 2026) : trois défauts restants sur la carte de la France parmi ses voisins (§ 2), signalés directement à la vue de la carte publiée. La Suède, déjà classée neutre dans le code, avait été oubliée de la liste des pays affichés — corrigé. L'emprise remontait jusqu'au 72ᵉ parallèle pour inclure l'extrémité nord de la Norvège, écrasant toute la carte sous un vide polaire sans même y montrer la Suède ni la Finlande — resserrée au 62ᵉ parallèle (la Finlande reste hors cadre, son statut de cobelligérante de l'Allemagne contre l'URSS ne se résumant à aucune des trois couleurs de cette carte). La mer n'avait aucune couleur propre, indiscernable du fond de page — un rectangle plein aux dimensions de la carte lui donne un bleu clair. Enfin, les fleuves de geo.cours_eau (France seulement) s'arrêtaient net à la frontière comme si le Rhin ou le Danube n'existaient qu'en France : retirés de cette carte, gardés sur celle des débarquements où elle reste entièrement française.
- Version 4 (20 septembre 2026) : les deux cartes (§ 2 et § 2.1) dessinaient les degrés WGS84 tels quels — à la latitude de la France, un degré de longitude vaut environ 0,68 fois un degré de latitude en distance réelle, tout y paraissait environ 47 % trop large d'ouest en est. Corrigé par une vraie projection (Lambert-93 pour les débarquements, LAEA Europe pour la carte des voisins). À cette occasion, la carte des débarquements gagne un halo et une étiquette par opération (Normandie, Provence) — les points seuls, à l'échelle de la France entière, restaient minuscules et peu repérables — ainsi que le tracé estompé de l'ancienne ligne de démarcation, en simple repère géographique : elle avait disparu dans les faits dès novembre 1942, bien avant ces deux débarquements, un partage occupée/libre encore actif aurait été faux à ces dates.
- Version 3 (20 septembre 2026) : la carte de la ligne de démarcation resituée dans l'Europe de l'Ouest de 1940 (§ 2, statuts belligérants simplifiés) plutôt que la France seule sur un fond vide. Nouvelle carte des débarquements de 1944 (§ 2.1, Overlord et Dragoon), avec les premiers bilans chiffrés — National D-Day Memorial pour Overlord, campagne de Provence pour Dragoon, Mémorial des victimes civiles de Caen pour le bilan civil normand (13 632, plus bas et mieux sourcé que le chiffre médiatique de 20 000).
- Version 2 (19 septembre 2026) : cadre légal de Vichy et de la Libération cité à partir du corpus JO déjà archivé par ce dépôt (§ 1, aucune nouvelle source) ; population communale 1876-1999 chargée (Insee), montrant le creux démographique de 1911-1921 et l'absence de recensement en 1946 (§ 6) ; piste Calvados (bâtiments endommagés) identifiée mais portail inaccessible, documentée comme telle.
- Version 1 (19 septembre 2026) : premier chargement — tracé de la ligne de démarcation, pertes militaires (deux méthodes, deux chiffres, non résolus), bilan de la déportation selon Klarsfeld, prisonniers de guerre, bilan civil et épuration présentés comme des ordres de grandeur sourcés plutôt que des séries chargées.
Page construite depuis le dossier
docs/seconde-guerre-mondiale-donnees.md (Dossier · version 9 · 22 septembre 2026) et depuis la base : les faits, les
crédits et les mentions en séance sont relus à chaque construction du site.
Dans la même famille :
La France coloniale Le fascisme Les guerres de décolonisation : Algérie et Indochine.