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La France et le monde

La France et le climat : l'Accord de Paris, COP21

L'Accord de Paris a été adopté par consensus, puis ratifié par 195 des 198 signataires et adhérents chargés dans ce dossier en un peu plus de six ans — l'essentiel en moins de deux ans, une adoption si rapide et si large qu'une carte du monde de la ratification serait presque entièrement d'une seule couleur. Ce dossier montre plutôt la vitesse de cette adoption, ses rares exceptions, et ce qui reste hors de portée : le financement climatique international, faute d'une source chargeable identifiée à ce jour (voir § 3).

En bref

Cadre

1. COP21 et l'Accord de Paris

La 21ᵉ Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) s'est tenue au Bourget, près de Paris, du 30 novembre au 13 décembre 2015. L'accord qui en résulte est adopté le 12 décembre 2015, ouvert à la signature le 22 avril 2016, et entré en vigueur le 4 novembre 2016 — dès le trentième jour suivant la date à laquelle au moins 55 parties représentant au moins 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre l'avaient ratifié (article 21), un seuil double franchi en un peu plus de six mois, une vitesse inhabituelle pour un traité multilatéral de cette ampleur.

2. La ratification, pays par pays : une adoption rapide, presque universelle

2016 — 120 pays2017 — 171 pays2018 — 183 pays2019 — 186 pays2020 — 189 pays2021 — 193 pays2022 — 194 pays2023 — 195 pays120 pays195 pays20162023
Nombre cumulé de pays ayant ratifié l'Accord de Paris — ONU, collection des traités. 198 pays au total, dont 3 n'ont jamais ratifié (signature seule, ou aucune des deux).

Cent vingt pays ratifient dès 2016, cinquante et un de plus en 2017 : à la fin de la seconde année, 171 des 198 pays et organisations chargés dans cette table avaient déjà ratifié. Le rythme ralentit ensuite fortement (douze en 2018, puis une poignée par an) — pas parce que l'adhésion faiblit, mais parce qu'il ne restait presque plus personne à convaincre.

Trois signataires n'ont jamais ratifié : l'Iran, la Libye et le Yémen — chacun ayant signé le 22 avril 2016 (le Yémen le 23 septembre 2016), sans qu'aucun n'ait, à ce jour, déposé d'instrument de ratification. Ce dossier constate l'absence, sans l'attribuer à une cause précise faute d'une source officielle qui l'explique pays par pays.

Trois parties ont rejoint sans jamais avoir signé (adhésion directe, plutôt que signature puis ratification) : le Nicaragua (23 octobre 2017), la Syrie (13 novembre 2017) — ni l'un ni l'autre ne figure parmi les signataires du 22 avril 2016 — et le Saint-Siège, qui n'a adhéré que le 4 septembre 2022, près de six ans après l'entrée en vigueur.

Les États-Unis ont un statut à deux temps que cette seule table ne montre pas. Le registre dépositaire de l'ONU n'enregistre que le statut en vigueur, pas l'historique : il montre une acceptation au 20 janvier 2021 (le jour de l'investiture du président Biden), sans trace de la ratification initiale du 3 septembre 2016 ni du retrait notifié le 4 novembre 2019 et pris effet le 4 novembre 2020 (le premier jour où l'article 28 permettait de le notifier, trois ans après l'entrée en vigueur, plus un an de préavis). Les États-Unis sont donc, à ce jour, le seul pays à avoir ratifié l'accord, s'en être retiré, puis l'avoir rejoint.

Ce que les données ne disent pas

3. Ce qui reste hors de portée de cette version

  • Le financement climatique international n'est pas chargé. L'objectif des 100 milliards de dollars par an, promis par les pays développés lors de la COP15 (Copenhague, 2009) pour financer l'adaptation et l'atténuation dans les pays en développement, est suivi par l'OCDE (rapport annuel Climate Finance Provided and Mobilised) : l'objectif a été dépassé pour la première fois en 2022 (115,9 Md$), puis atteint à 132,8 Md$ en 2023 et 136,7 Md$ en 2024 selon les derniers chiffres publiés — des totaux agrégés cités depuis le rapport de l'OCDE, PAS une série chargée en base. Le jeu de données détaillé qui permettrait de savoir combien la France y contribue spécifiquement, et vers quels pays ces financements vont (l'ensemble « Climate-Related Development Finance » / marqueurs de Rio de l'OCDE) s'est révélé, à la vérification directe, protégé par un contrôle anti-robot (Cloudflare) sur son export en masse, et l'API SDMX moderne de l'OCDE renvoie une erreur serveur pour ce jeu précis malgré sa présence au catalogue — non chargé, faute d'un accès programmatique qui fonctionne, pas par choix.
  • La contribution déterminée au niveau national (CDN) de la France n'existe pas séparément : la France ne dépose pas sa propre CDN auprès de la Convention-cadre — seule l'Union européenne en dépose une, commune aux vingt-sept États membres. Un objectif chiffré propre à la France n'est donc pas un document international à citer ici, mais une donnée de droit interne (stratégie nationale bas-carbone), déjà hors du périmètre de ce dossier international.
  • Pourquoi l'Iran, la Libye et le Yémen n'ont jamais ratifié n'est pas documenté par une source officielle identifiée — une hypothèse plausible (guerre civile pour la Libye et le Yémen, sanctions internationales pour l'Iran) resterait une supposition, pas un fait sourcé.
  • Le G7/G8 et le sommet de la Francophonie ne recoupent pas ce dossier — voir respectivement le dossier Comparaisons internationales et le dossier Francophonie.
Sources
  • Organisation des Nations unies, Collection des traités, chapitre XXVII.7.d (dépositaire officiel de l'Accord de Paris) — signature et ratification, 198 parties.
  • OCDE, Climate Finance Provided and Mobilised by Developed Countries (chiffres 2022-2024 cités en prose, non chargés en base — voir § 3).
Versions
  • Version 1 (19 septembre 2026) : ratification de l'Accord de Paris, pays par pays (ONU) — courbe cumulative, non-ratifiants, cas d'adhésion directe, statut particulier des États-Unis.

Page construite depuis le dossier docs/climat-international-donnees.md (Dossier · version 1 · 19 septembre 2026) et depuis la base : les faits, les crédits et les mentions en séance sont relus à chaque construction du site. Dans la même famille : Immigration Diplomatie et aide au développement Comparaisons internationales Union européenne La Francophonie.

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